Soutenance de master spécialisé en infrastructures à l’ESUP-J : Alfred Mboyema, le premier à obtenir le diplôme

 

La filière Master spécialisé en infrastructures de l’Ecole supérieure polytechnique de la Jeunesse (ESUP-J) connaît son premier diplômé en la personne d’Alfred Mboyema qui, le 14 juillet dernier au sein de l’établissement, a soutenu sur le thème « Etudes conceptuelle et structurelle d’un ouvrage de franchissement de 67,5 m de long sur la rivière Lebéré dans le village Konezéra en Côte d’Ivoire », et a obtenu la mention « Très bien » avec la note de 16 sur 20.

Toujours à la pointe des filières porteuses et soucieuse de contribuer à la construction des nations, l’Ecole supérieure polytechnique de la Jeunesse (ESUP-J) a réfléchi à la spécialisation d’ingénieurs à travers la mise en place de deux masters spécialisés en Géotechnique et en Infrastructures. À écouter le premier responsable de l’école, Ismaël Ladji Touré, l’initiative se justifie d’autant plus qu’on remarque de plus en plus la mise en place de projets d’ouvrages complexes sous nos cieux (échangeurs, ponts et chaussées, barrages, châteaux d’eau, stades…), qui nécessitent des connaissances plus affinées.

Après les soutenances en master spécialisé en Géotechnique l’année dernière, le tour est arrivé aux étudiants en Infrastructures de faire montre de leur savoir engrangé pendant leur formation. Et celui que l’on peut qualifier de « cobaye » de cette promotion, étant le premier à passer devant un jury, a été Alfred Mboyema. C’était dans une salle assez bondée, avec cette mobilisation d’étudiants centrafricains venus soutenir leur compatriote.Devant un jury à la hauteur de l’événement, l’impétrant a planché sur le sujet suivant : « Etudes conceptuelle et structurelle d’un ouvrage de franchissement de 67,5 m de long sur la rivière Lebéré dans le village Konezéra en Côte d’Ivoire ». En français facile, il s’agit de la construction d’un pont qui surplombe un cours d’eau dans un village du centre de la Côte d’Ivoire. Pendant une trentaine de minutes, il a tenu en haleine les auditeurs sur les différents matériaux nécessaires et les échafaudages qu’il faut pour ériger une infrastructure dont la mission est de remplacer un ancien pont métallique étroit qui contient juste une seule voie de trafic et présente des débuts de dégradation. Intérêt du sujet oblige, les membres du jury n’ont également pas été avares en question et en suggestions pour améliorer ce pont et permettre au candidat de parfaire le fond et la forme de son document.

Au final, l’impétrant s’en est très bien sorti, lui qui a été gratifié de la mention « Très bien » avec la note de 16 sur 20. L’émotion était donc visible tant du côté du nouvel ingénieur spécialisé qu’au niveau de l’auditoire, et même des membres du jury, notamment chez celui qui en était le président, Bruno Cousin, maître de conférences à l’université de Montpellier. Une satisfaction d’autant plus légitime qu’au-delà du partenariat avec l’Institut supérieur du bâtiment et travaux publics de Marseille (ISBATP), il a été l’un des grands porteurs du projet.